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28/07/2018

Chère liberté !

Chère liberté…… Très chère liberté qui nous coûte si cher !!!!

Nous ne pouvons nous unir à Dieu que libre.

Dieu ne pouvait pas faire sans notre liberté. S’unir à l’amour ne peut se faire que librement. Amour et liberté vont totalement de pair. Sans liberté, il ne peut y avoir d’amour véritable.

Et de là notre choix libre qui nous a détourné de Dieu. Qui nous a conduit à la souffrance. Qui nous a exclu du paradis. 

Dieu ne pouvait nous contraindre à l’amour, à l’aimer. Il pouvait bien sûr effacer sa créature. Mais non, il nous aime.

Alors, son plan ??…… Nous ramener à Lui, nous ramener à la vie, sans attenter à notre liberté. Cela peut prendre des années, des siècles, et même des millénaires, mais non, Il ne nous abandonnera pas. Il est Dieu et Il a prévu de nous faire confiance. Il sait que nous choisirons l’amour, que nous reviendrons à Lui.

  1. Pour ce faire, il nous a créé solidaires : si l’un pèche, les autres tombent avec et souffrent. Pas étonnant que nos enfants puissent connaitre la souffrance sans avoir péché. Ce n’est pas de la méchanceté, mais de la compassion. D’autant plus que — inversement — si l’un se relève et sort du péché, il entraîne aussi les autres pour les sortir du péché et de la souffrance. À nous de prendre nos responsabilités. L’humanité ne fait qu’un, bien que composée d’une multitude d’individus……
  2. Il met une limite à notre dépravation : la mort physique. Caïn a gravement péché en tuant son frère, mais Dieu ne l’a pas condamné irrémédiablement. « Le péché couche à ta porte ; à toi de le dominer. ». Cette parole est valable pour tous les humains. Et même si nous ne l’entendons pas, au bout de quelques années, nous sommes bien obligés de céder la place.
  3. Il fait entendre quelques règles fondamentales, prélude à l’amour. Pour ce faire, il se choisit des hommes et un peuple qu’Il initie. D’Abraham à Moïse, Il donne les fondements de la loi que devra suivre son peuple, Israël, afin d’être un exemple pour l’ensemble de l’humanité et préparer le berceau de sa venue.
  4. Il met son peuple en garde par les prophètes. « Si tu pèche, Je ne peux plus t’aider. Tu finis par être livré à toi-même et à tes pulsions qui te conduisent à ta ruine. Tu perds ta liberté. Écoute ma voix, Israël ! »
  5. Il vient nous parler personnellement et directement. Pour cela, il prend corps et vit une vie d’homme, comme tout un chacun, jusqu’au moment choisi pour annoncer la Bonne Nouvelle : « la loi de l’Amour est au-dessus de la loi juive. » Elle accompli cette dernière et la dépasse ; de plus, tous les hommes y sont conviés. « Va et ne pèche plus. » nous dit-il.
  6. À ceux qui entendent sa voix et qui se confient en son amour, il en fait des messager de sa Bonne Nouvelle. Tous les hommes sont appelés à délivrer des messages d’amour et de bienveillance. « Ô homme !! Écoute ma voix !! Je t’aime et je te veux du bien !! Viens à moi et je prendrai ton fardeau pour te délivrer !! Alors tu sera vraiment libre !! »

26/07/2018

Souffrance et salut

Bonjour à toutes et tous,

Je reviens ce mois sur un sujet déjà abordé : Comment croire en un Dieu bon et tout puissant devant la souffrance ou la mort d’un enfant innocent ? Bien des personnes ne croient plus en Dieu lorsqu’ils considèrent la souffrance d’un enfant.

Est-ce que bon et tout puissant seraient incompatibles ? Comment concilier ces deux termes ? S’il est bon comment peut-il laisser souffrir des innocents ? Et s’il est tout puissant, même question, comment peut-il laisser souffrir des innocents ? Et, dans le prolongement, comment a-t-il pu laisser souffrir et mourir son propre Fils ? Certains résolvent ce problème en disant :

soit Dieu n’est pas mieux que l’homme ; il a un côté cruel, —— soit il n’existe pas ; nous avons à nous dépatouiller tout seuls dans notre misère et faire de notre mieux.

Comme je l’ai dit, pour moi, Dieu existe. Cela ne fait aucun doute. De plus, je sais qu’il est bon. Il m’a totalement pardonné. Il aime sa création et chacune de ses créatures personnellement. Enfin, il est tout puissant. Ayant tout créé, rien ne lui est impossible, jusqu’à s’incarner lui-même dans une humanité, Jésus.

Alors……

Pour moi, la seule alternative est dans le but recherché, le sens même de la création, et notre propre attitude devant le choix qui nous est proposé.

Tout d’abord le but : je l’ai déjà évoqué « ne faire qu’un avec Dieu » « Lui être uni parfaitement » « vivre de la vie même de Dieu » « prendre part à ce banquet perpétuel de bonheur » « et avec nous, la création toute entière y participe » « nous sommes cohéritiers de l’essence divine ».

En deuxième lieu, le choix : 

soit adhérer totalement à ce plan divin, librement. —— soit s’en détourner, ne pas lui faire confiance.

Je vous laisse trouver le choix qu’a fait l’homme… Et la souffrance vient de là, et de là uniquement. Dieu n’a pas voulu que nous nous détournions de lui. Mais dans son immense amour, il a accepté notre choix.

Arrêtons d’imputer à Dieu nos souffrances et la souffrance de nos enfants. C’est nous les responsables, et personne d’autre. Prenons nos responsabilités et mettons-nous à la tâche de réparer nos dégâts. Tâche insurmontable pour l’homme.

Tournons-nous alors vers lui qui seul peut nous aider à réparer totalement les dégâts. Dans son amour, il a choisi de réparer avec nous. Nous sommes responsables des dégâts, mais nous sommes aussi appelés à être responsables de notre salut et du salut de toute la création. C’est nous qui construisons la nouvelle Jérusalem, temple de l’amour et du bonheur éternel où la mort n’existe plus. Magnifique !!

Prenons courage et avançons sur ce chemin qu’il nous a préparé de toute éternité. Amicalement. André.

14/07/2018

Salut, reine de tendresse

Je me surpris l’autre jour à dire que je suis le plus heureux des hommes. Oui, ma vie est un bonheur. Bien que tout ne soit pas évident et joyeux tous les jours, globalement, je suis heureux de vivre ma vie telle qu’elle prend forme tous les jours. Les joies et les épreuves forment finalement un tout cohérent. Et si aujourd’hui je pense que Dieu vit en mon coeur, c’est bien grâce à ce parcours chaotique, mais ô combien salutaire à mon âme.

Tous les jours, je finis ma prière de l’office de Marie par le « Salut Reine de Miséricorde… ». C’est un texte assez connu du répertoire de l’église catholique.

Pour ceux qui ne connaissent pas, voici le texte :

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Salut, Reine de Miséricorde, Douceur de notre vie, notre espérance, salut.

Enfants d’Ève exilés, nous crions vers toi,

Vers toi, nous soupirons, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes.

Ô toi, notre avocate, tourne vers nous tes regards miséricordieux,

Et après cet exil, montre-nous, dans ta bienveillance, Jésus, le Fruit Béni de tes entrailles.

Ô Clémente, ô Miséricordieuse, ô Douce Marie.

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J’aime bien cette prière à Marie, mais je la trouve un peu triste. C’est vrai que tout n’est pas rose en ce monde, mais de là à le réduire à une vallée de larmes ! Tout dépend du regard que l’on porte sur ce qui nous entoure. Si nous avons un regard pessimiste, alors, c’est bien une vallée de larmes autour de nous. Mais si nous sommes optimistes, il y a tout de même de belle chose à goûter par nos sens. Et si en plus, nous avons la foi qui nous dit que tout n’est pas vain, mais habité par l’Esprit, alors cela devient carrément merveilleux.

Je vous laisse deviner dans quelle position je me situe ?!…

Partant de là, je me suis pris à revoir le texte en m’adressant à ma chère maman — Émilienne, elle s’appelait — pour lui dire mon attachement et comment je la perçoit aujourd’hui avec du recul.

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Salut, Maman, Reine de Tendresse, Douceur de ma vie, mon espérance, salut.

Fruit de ton amour exilé, je me confie à ton intercession,

Avec toi, je rends grâce et j’exulte de joie dans cette vallée d’espérance.

Ô toi, Douce Maman de mon coeur, tourne vers nous tes regards bienveillants,

Et après notre exil, introduis-nous auprès de Jésus, l’Ami Béni de nos entrailles.

Ô Clémente, ô Compatissante, ô Douce Maman.

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Je vous embrasse. André.

27/06/2018

Communion au corps et sang 1

Bonjour à toutes et tous,

 

Depuis quelques temps je me demandais comment interpréter le passage : « Qui mange ma chair et bois mon sang, demeure en moi et moi en lui… ». Faut-il communier physiquement au corps et au sang du christ ?… J’ai reçu aujourd’hui le texte ci-après qui, pour moi, répond clairement à la question. Amicalement. André.

 

Guigues II le Chartreux ( XIIème siècle) « Celui qui me mange vivra par moi »

Le pain de l'âme, c'est le Christ, « le pain vivant qui est descendu du ciel» et qui nourrit les siens, maintenant par la foi et dans le monde futur par la vision. Par la foi, le Christ habite en toi car la foi au Christ c'est le Christ dans ton cœur. Tu possèdes le Christ dans la mesure où tu crois en lui.

La part de foi que tu as reçue est comme le petit morceau de pain dans ta bouche. Mais si tu ne médites pas fréquemment et pieusement ce que tu crois, si tu ne le mâches pas en quelque sorte, en le triturant et en le retournant avec les dents, c’est-à-dire avec les sens de ton esprit, il ne franchira pas la gorge, c'est-à- dire qu'il ne parviendra pas jusqu'à ton intelligence. Par l’intelligence, la nourriture spirituelle passe dans l'affection du cœur pour que tu ne négliges pas ce que tu as compris mais que tu le recueilles avec soin par l'amour. C'est en vain que tu as compris si tu n'aimes pas ce que tu as saisi, car la sagesse est dans l'amour. L'intelligence précède l'esprit de sagesse et ne goûte que d'une manière transitoire mais l'amour savoure ce qui demeure.

Dans l'amour se trouve toute la force de l'âme. C'est là qu'afflue toute sa nourriture vitale. De là, la vie se diffuse dans tous les membres que sont les vertus. « En toute vigilance, dit le Seigneur, garde ton cœur, car c'est de lui que jaillit la vie» (Pr 4.23).! L'amour, comme le cœur, est placé au centre. Vers lui progressent en se consolidant les trois choses qui le précèdent: foi, méditation et intelligence ; de lui partent en bonne direction celles qui en découlent.
En premier lieu, de l'amour procède l'imitation. Qui, en effet, ne voudrait imiter ce qu'il aime ? Si tu n'aimes pas le Christ, tu ne l'imiteras pas et tu ne le suivras pas. Car c'est après l’avoir interrogé sur son amour qu'il a dit à Simon Pierre « Suis-moi » (Jn 21.19), c'est-à-dire imite-moi. Oui, il faut suivre le Christ et adhérer à lui. « Il m'est bon, dit l'Écriture, d'adhérer à Dieu » (Ps 73.28). «Mon âme adhère à toi, ta droite me soutient» (Ps 63.9). « Car celui qui adhère au Seigneur est un seul esprit avec lui »(I Co 6.17). Non pas seulement un seul corps, mais un seul esprit. L’Esprit du Christ anime tout son corps. Par le corps du Christ, on parvient à l'Esprit du Christ. Demeure par la foi dans le corps du Christ et tu seras un jour un seul esprit avec lui. Déjà par la foi, tu es uni à son corps; par la vision tu le seras aussi à son esprit. Pourtant, la foi n'est pas ici-bas sans l'Esprit, et l'esprit ne sera point là-haut sans le corps, car nos corps ne seront pas alors des esprits, mais ils seront spirituels.

Manger spirituellement le corps du Christ, c'est donc avoir en lui une foi pure, chercher le contenu de cette foi par une méditation fervente et assidue, trouver par l'intelligence ce que nous cherchons, aimer ardemment ce que nous avons découvert, imiter dans la mesure de notre possible celui que nous aimons, adhérer sans cesse à lui en l'imitant et, par cette adhésion, parvenir à l'union éternelle.

Communion au corps et sang 2

« Celui qui mange du pain descendu du ciel ne mourra pas »

 

Syméon le Nouveau Théologien

 

Je sais que descend Celui qui est immobile.

Je sais que m'apparaît Celui qui demeure invisible.

Je le sais, Celui qui est séparé de toute la création me prend au-dedans de Lui et dans ses bras me cache,

Et, dès lors, au-delà du monde entier, je me trouve.

Mais, à mon tour, moi mortel, moi tout petit en ce monde,

Je contemple en moi-même, tout entier, le Créateur du monde.

Et je sais que je ne mourrai pas, puisque je suis au-dedans de la Vie, Et que j'ai la Vie tout entière qui jaillit au-dedans de moi.

Il est dans mon cœur, Il demeure dans le ciel.! Ici et là,

Il se montre à moi également éblouissant.

 

In Kallistos WARE, Approches de Dieu dans la voie orthodoxe, Le Cerf, Paris 2004,p. 66.