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Peut-on ne pas être ?

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À la suite d'un échange spirituel, cette question m'a été posée : "peut-on ne pas être ? Est-il possible de ne pas être ?…"

Sur le moment, je suis resté en silence ; question profonde et existentielle.

Et comme souvent, je répond par un paradoxe : "oui et non !!"

Tout d'abord le "non". Il n'est pas possible de ne pas être. Dieu en qui je crois a placé en chaque homme une âme. Un germe de lumière. Une étincelle, particule infime, immatérielle mais oh combien concrète et réelle d'un germe d'éternité. Cette parcelle relève de l'essence même de Dieu et nous a été confiée pour toujours. Même Dieu ne saurait nous la reprendre ou la détruire sans se trahir lui-même qui est Don Gratuit.

Un proverbe dit : "Donner c'est donner, reprendre c'est voler !" Et Dieu n'est pas un voleur. Il a donné et assume ce don jusqu'au bout avec toutes ses conséquences.

Donc "non" ; l'être est inscrit en nous ; fait partie de nous ; rien ni personne ne peut faire que nous n'existions plus.

Notez bien mon changement de terme "existions" ; être et exister sont presque synonymes.

Alors "oui". il est possible d'éteindre l'être qui est en nous. Peut-on vraiment parler d'être si nous ne faisons qu'exister ?

Je m'explique. Ce qui fait la grandeur infinie de l'homme, c'est cette capacité à pouvoir se placer en vis-à-vis. Dieu n'est plus intrinsèquement lié à nous. Ne fait plus partie intégrante de nous-même, mais nous avons par notre âme la capacité de se détacher de Dieu pour le regarder en face. Oh oui, grandeur infinie de l'homme. Grandeur que nous n'avons pas acquise par quelque volonté ou mérite que ce soit, mais qui nous a été offerte et qui est voulue par notre Créateur.

Malgré tout, cela comporte un risque : l'enfer existe ! Par enfer, j'entend celui qui, volontairement et en pleine connaissance de cause et de ses conséquence, fait le choix de renier son Créateur, de se séparer de Lui qui n'est qu'Amour et Don. Ce choix ne peut que le plonger dans une solitude totale, terrible puisqu'il continue à être sans être ! N'existant que pour lui-même.

Je prie pour que personne n'ait à subir de telles flammes — les flammes ne sont qu'un symbole du tourment enduré — et ce pour toujours ! Heureusement je partage une parole de Sainte Thérèse de l'enfant Jésus qui me procure une douce consolation : "Je crois à l'enfer, mais il est vide !"

Merci à Joël pour son interpellation ; je vous embrasse. André.

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