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17/03/2017

Transcendance Divine

Bonjour chers toutes et tous,

Je vous livre ci-après un très beau texte que j'ai reçu dernièrement et que je trouve très profond. J'aurais cependant quelques remarques à formuler que je vous mettrai en commentaire prochainement. Vous aurez ainsi quelques jour pour méditer ce texte selon votre propre idée avant que je vous livre mon interprétation.

Très amicalement. André.

 

A-t-on dit ce qu'est Dieu ? On a dit seulement ce qu'il n'est
pas. C'est tout ce que l'on peut faire. Nous ne devons pas nous
en plaindre; nous devons nous en féliciter. Car définir un être
c'est indiquer ses limites : Dieu n'a pas de limites ; il est l'Infini.
Cela doit nous ravir et éternellement cela nous comblera. Nous
pourrons le contempler sans fin, et sans fin nous découvrirons
en lui des perfections et des beautés nouvelles, et sans fin il
nous apparaîtra aussi inconnu, aussi inexploré et aussi attrayant
que si l’œil de nos âmes, agrandi par la clarté du ciel, se levait
sur lui pour la première fois.
Dieu est, et c'est tout ce qu'il est. Tout être créé est spécial, il n'est pas seulement un être qui est, il est tel être. Il a
un nom et une forme qui le distinguent. Sa forme est constituée par ses limites, les lignes qui tracent les bornes où il s'arrête. Il y a un être dont on a tout dit quand on a dit : « Il est. »
En disant cela, on le distingue de tout. Etre est sa forme, être
est son nom. C'est le nom qu'il s'est donné lui-même. «Je suis
Celui qui suis. » Les autres êtres sont tels et tels. Lui, il est
tout simplement. Il est l'Etre même; si peu que j'ajoute à ce
nom je le définis, je lui donne des limites, je le borne.
Voilà la grandeur unique de Dieu, voilà ce qui le met en
dehors de tout, différent de tout, sur des hauteurs où il n'y a
place que pour lui, où il demeure seul.
Longtemps ce mot (Celui qui est) m'a déconcerté : il m'aveuglait par sa lumière ; maintenant, il m'éblouit, mais je ne
puis pas l'exprimer; il est trop grand pour mes mots ; il les déborde tous et les fait éclater.

Dom Augustin Guillerand ( chartreux XXème)

Ecrits spirituels T II Benedette di Priscilla p.257

Commentaires

En fait, je partage tout à fait les propos de ce texte, du début à la fin, mais avec une précision supplémentaire.
Les termes « où il demeure seul » sont justes mais pas seulement.
Dieu est seul à pouvoir se définir « Je suis », mais Dieu ne demeure pas seul au sens strict du terme.
D’une part il est Trinitaire et donc en lui-même n’est pas seul.
Mais ,en plus, son projet de Création est de nous unir à Lui. De nous faire Dieu, ne faisant qu'un avec Lui.
Nous le verrons alors tel qu’il est, prenant totalement part à sa Divinité. Nous ne serons plus aveuglés, mais oui éblouis et ravis dans un bonheur éternel où les mots seront dépassés et transfigurés par la beauté Divine.

Écrit par : André | 03/04/2017

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