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24/01/2010

Maria nous parle d’une partie de son expérience de vie dans la Souffrance 1

J’ai beaucoup donné, mais aussi beaucoup reçu et beaucoup appris. La souffrance m’a beaucoup appris. Par exemple, elle m’a appris que la vie c’est un combat, mené jour après jour, dans l’espoir et dans le doute.
Le combat de ma vie d’adulte a commencé à 27 ans : mon mari est tombé très gravement malade. Tout s’est écroulé autour de moi, et pendant quatre ans j’ai mené ce combat avec des hauts et des bas parsemé de souffrances. En même temps, j’ai trouvé le courage de me lever pour être à ses côtés, tout en travaillant et élevant mes enfants. À un moment, j’ai prié à la Vierge Marie avec tant de force pour obtenir un répit : «Qu’il vive encore un peu pour faire le baptême de notre plus jeune fils,... je ne pouvais concevoir qu’il meure si vite...» et cela s’est réalisé. Mon époux a récupéré suffisamment pour faire le voyage jusqu’à Fatima où moi, j'avais fait la promesse de baptiser notre fils.
Là j’ai cru que vraiment j’étais écouté par Dieu et la Vierge Marie.

Pour terminer cette première partie, pour moi, c’est une preuve qu’il n’y a pas besoin d’une église, ni d’écouter un prêtre pour avoir la foi, et prier là où on a envie de le faire.

Après le décès de mon mari, j’ai été assailli d’idées noires et submergée par le chagrin. Pour moi, ma vie n’avait plus de sens, et je me disais que je n’avais pas le droit de tout abandonner car mes enfants avaient besoin de moi. Je me devais d’être présente pour eux, mais d’où me venait cette force pour me battre et les aider à grandir, à devenir adultes et responsables ?...
Je suis allé voir le médecin, et celui-ci m’a accueilli avec sensibilité et grandeur d’âme pendant plus de trois ans. Il savait trouver les mots, comme par exemple cette phrase qui me restera toujours : «Maria, ne croyez-vous pas que là-haut, un jour, il y aura une étoile qui peut s’allumer pour vous ?!...». Et j'ai répondu : «Si cela devait arriver un jour, je vous prendrai pour témoin !». Ce médecin est devenu pour moi un véritable Ami, à qui je pouvais me confier.

Après avoir passé le pas de sa porte et à l’usure du temps, je me disais : «Pourquoi je suis venu le voir ?...» Pour moi il n’y avait pas de changement ; et cela ne soulageait pas ma souffrance du moment ; je ne voyait pas le changement. Aujourd’hui, avec le recul des années, je vois le plus grand cadeau que la vie m’a fait : pouvoir regarder mes deux enfants qui sont devenus des Hommes équilibrés, corrects et honnêtes.
C’est pour cela que pour moi, aujourd’hui, je crois que Dieu existe, et je crois à la prière adressée à la Vierge Marie. Mais je ne me verrais pas construire ma vie sur des sermons de certains prêtres ou des commentaires bibliques ou autres doctrines. Ma foi passe beaucoup par donner la main à celui qui tombe et a du mal à se relever.

De cette partie de ma vie, ce qui me reste encore aujourd’hui, c’est le fruit d’un amour sincère et fidèle, nos deux enfants.

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