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08/12/2009

chair et esprit 2

Tout d'abord, merci à Lilou pour ses commentaires ; très intéressants...

Alors, que revêt la chair dont parle Saint Paul ?...

La nouvelle traduction chez Bayard le transcrit ainsi : "...ceux qui vivent dans la chair ne peuvent penser que les choses de la chair, ceux qui vivent dans le Souffle les choses du Souffle. Or la pensée de la chair est la mort, celle du Souffle est la vie et la paix..."

Du coup, je me demande si l'on ne pourrait pas traduitre "chair" par "matière"...

Notre corps est matière, certes, mais pas seulement. Il est aussi habité par l'Esprit. C'est valable pour tout homme, mais d'autant plus s'il est baptisé...

Celui qui ne voit que la matière, a des pensées tournées vers la matière... comment profiter plus, acquérir plus, gagner plus, faire plus de profit, etc... et cela ne conduit qu'à la perte de tout au moment de la mort...

Et celui qui se tourne vers le Souffle, l'Esprit de l'Être, a des pensées tournées vers l'Être... qui est-il ? quel est cet Amour ? à quelle vie sommes nous promis ? etc... et lorsque l'on réalise à quel point Dieu nous Aime, cela ne peut apporter qu'une Paix impossible à imaginer... la Paix de l'ÊTRE pour une vie qui n'a plus de limite...

Commentaires

La matière pour moi, n'est pas méprisable, mais elle doit se mettre au service de l'Esprit. Cet Esprit qui contient toutes les qualités divines: amour, don, sagesse, vérité, justice, paix, joie... et ce n'est pas la matière qui contient ces qualités. La matière chercherait plutôt à s'approprier ce qui l'entoure: nourriture, confort, pouvoir sur les autres, vanité... à son propre détriment d'ailleurs quand elle abuse. Ce qui entraîne la peur du manque, la peur de ceux à qui on a fait du tort...
C'est bien de penser à soi, mais quand c'est au détriment des autres, ça ne va plus. Plutôt donc penser à soi pour se perfectionner, apprendre à mieux aimer, à mieux se connaître, mieux être à sa place dans le monde qui nous entoure...
Cela demande un entraînement, une sobriété, comme pour un sportif. Pas toujours facile. Mais quand on commence à goûter les fruits de cet entraînement, quel bonheur! Ca vaut vraiment le coup.

Écrit par : Lilou | 13/12/2009

La vie vient de Dieu, par l'Esprit. La matière n'est vivante que si l'Esprit l'anime. Ce qui est vrai pour les hommes, l'est aussi pour les animaux, les plantes, même s'ils ne peuvent pas en avoir conscience comme nous. Tout ce qui meurt retourne à la terre dont se nourrit des micros organisme, puis les plantes etc...
Rien n'est perdu, tout se transforme.
Question: préférons-nous vivre ou mourir? Quel est notre vrai désir?
Et puis, pour certaines choses nous voulons vivre, mais pour d'autres, il n'en est pas question, alors est-ce qu'on va continuer à vivre à moitié (c'est perso)?

Écrit par : Lilou | 14/12/2009

De Henri GOUGAUD : "...Et puis, peu à peu, les contes m'ont envahi et m'ont aidé à vivre.
Par exemple, ils m'ont soulagé d'un terrible déchirement entre une tension vers le haut, vers la quête de sens, et une tension vers le bas, les plaisirs charnels, terrestres. J'ai longtemps vécu cela comme une contradiction douloureuse. Si je me laissais aller au plaisir, ma partie "spiritualo-machin" me disait: "Tu es en train de te perdre." Dans le cas contraire, j'étais frustré. Et puis j'ai découvert que, dans les mythes grecs, il n'y a pas le Christ d'un côté et le diable de l'autre, mais Apollon et Dionysos, qui sont demi-frères ! Je suis aussi tombé sur cette phrase, dans un conte: "De la rose ou du fumier, qui fait le parfum de la rose ?" J'ai pensé: "Peut-être bien que l'un nourrit l'autre." Et puis j'ai découvert des contes africains qui m'ont dit: "Plus un arbre pousse haut, plus ses racines sont profondes." Cela a été très libérateur pour moi. À la tyrannie qui nous invite constamment à choisir notre camp, j'ai répondu: "Je suis des deux camps, ou d'aucun des deux !" Parce que plus mon diable est profond, plus mon Dieu est grand..."

Selon vous, y a-t-il des chances que les livres de contes connaissent un renouveau ?
H.G. : "Cela supposerait qu’on les ait oubliés. Je n’y crois pas. En fait, vous me posez cette question parce que, comme tout le monde, vous avez tendance à confondre l’importance des choses avec le bruit qu’elles font. Or, les contes ne font pas de bruit. Ils se disent au bon moment, à la bonne personne, dans l’« entre-soi ». Et ça, ça ne passe pas au 20 Heures. Mais ce qui est certain, c’est qu’une connerie entendue par dix millions de personnes reste une connerie, alors qu’une parole de vérité entendue par deux personnes peut faire basculer une civilisation. Pensez-y : le Christ n’a pas arrêté de raconter des contes. Qui l’écoutait ? Dix, vingt personnes autour de lui. Cela n’a pas empêché ses histoires de nourrir le monde. Une histoire murmurée à l’oreille peut changer l’Histoire."

Écrit par : Henri GOUGAUD | 06/01/2010

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