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25/09/2016

Écoutons le Silence

Pour ce mois de septembre, je vous propose de parler du Silence.

Tiens en écrivant, cela peut paraître paradoxal de «parler» du «Silence». Ne faudrait-il pas se taire pour qu’il y ait silence ?… Non, je ne pense pas, car il y a silence et Silence.

Si l’on parle du silence comme d'une absence de bruit, alors effectivement, il vaut mieux se taire. Tout bruit devient incommodant. Je voudrais plutôt m’entretenir avec vous du Silence, le Silence que j’ai pu rencontrer et goûter en Chartreuse, que j’oublie parfois d’écouter et qui, de plus en plus, ne me quitte plus.

Mais le silence avec un petit «s» est aussi intéressant. Parfois, il est bon de sortir des bruits de la vie courante, de sortir du tumulte du quotidien, de rechercher un endroit calme et retiré. Cela permet de se retrouver face, dans un premier temps, à une absence. Le temps de notre vie ne se remplit plus de la foultitude des occupations. C’est déstabilisant, car c’est alors que l’on se retrouve face à soi-même. Dans cette absence, il est possible de réaliser que le tumulte des activités cache en fait une réalité sous-jacente : LA VIE.

Tout n’existe que parce que la vie sous-tend toute la création et toutes nos oeuvres. Dit autrement, sans la vie rien n’existe.

Qu’est-ce que la vie, me direz-vous ?… Pour moi, bien sûr la réponse est simple : Dieu existe ; Il est la vie ; le monde ne tient que par ce qu’il reçoit de Dieu.

Et cette vie, donnée avec largesse, sourde en Silence au coeur de toute la création.

C’est à ce Silence que je vous invite à porter votre attention. Ce Silence que l’on peut percevoir justement dans les moments de prière profonde, dans l’attention à l’instant présent. Ce Silence qui n’est plus alors absence, mais présence nourrissante, qui est porteur de vie et de jubilation intime, plénitude enfin retrouvée.

J’ai consacré dans le forum un thème sur la prière, où je préconise un quart d’heure de prière quotidienne. Ce moment sert de puits pour se ressourcer, pour ouvrir un espace où le Silence peut s’installer, s’épanouir et s’exprimer. Dieu présent en notre coeur.

Que le Silence nous enseigne et nous garde sur notre chemin tracé pour que, pleinement vivant, nous soyons.

Amicalement. André.

04/09/2016

Dieu prend-il des vacances ?

Dieu prend-il des vacances ?… Ou bien est-il toujours là présent pour nous ?…

Ce raisonnement temporel, à sa base, me semble faux. Dieu ne vit pas dans le temps. Il est la vie,… hors de toute notion de temps. En lui, ni fatigue, ni repos. Il est énergie et ne peut donc en manquer. Toujours agissant et toujours présent. Il nous attire à lui, pour nous unir à lui.

Ainsi donc, nous pouvons continuer à le prier en tout temps et à toute heure ; nous pouvons être sûr qu’il répondra sans tarder !!

Au commencement de toute action, il y a la demande :
sans demande, nous ne pouvons agir que par nous même, ce qui limite considérablement nos possibilités. Nous avons certes des capacité, mais elles n’ont leur utilité et leur efficacité maximales que sur le chemin que Dieu nous a préparé. Sans demande, il est fort possible que nous quittions ce chemin, perdant par ce fait même une partie de notre énergie à des actes et à des pensées secondaires qui auraient pu être évités.


Par une demande toute simple («quelle est ta volonté pour moi à cet instant»), nous nous ouvrons à l’instant présent. Nous entrons en sa présence qui est dans l’ici et le maintenant. Ce n’est pas se faire l’esclave de Dieu, mais entrer en lui, pour agir et penser comme lui. Agir et penser comme lui, c’est tout simplement aimer et ne faire que ce qui est bon. Qui ne rêve d’être bon et aimable ? C’est dans notre nature d’enfants de Dieu, créés à son image !

Ainsi, même après les vacances, submergés ou pas par les tracas quotidiens, appliquons-nous à nous recentrer sur l’essentiel : entrer dans l’intimité de Dieu ; lui faire une place dans notre coeur ; nous unir à lui. C’est là que se trouve notre véritable bonheur. Et c’est là aussi que se trouve notre véritable liberté.