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29/09/2011

Les paradoxes du pardon

J'ai reçu dernièrement le résumé sur un livre ci-après :

« Les paradoxes du pardon » de Nicole FABRE, ed. Albin Michel :
Nommer sa faute permet d’émerger d’une culpabilité maladive pour arriver à la conscience de sa responsabilité dans ses choix. La culpabilité est le rappel que nous appartenons à une société donnée dotée d’une morale.
               Pour demander pardon, il faut avoir conscience de sa faute, et le dire. Seul l’intéressé est requis pour pardonner. Pour pardonner, il faut oser faire reproche, dire peine ou colère, garder mémoire de ce qui fut. Il est d’impardonnables blessures, là où le blessé s’accroche à son refus. Il est nécessaire de changer pour demeurer vivant.
               Mais il existe aussi des fautes d’une telle inhumanité qu’elles sont imprescriptibles, d’où surgit le paradoxe de Derida « Le pardon n’a de sens que face à l’impardonnable. » Qui nous entraîne en un lieu où la seule réalité qui fait sens est celle de la dignité de l’homme et nous ouvre à la spiritualité.

Je le partage avec vous car il m'a paru intéressant. L'impardonnable a été atteint en rejettant notre faute sur Dieu lui-même. Il nous a prévenu de ne pas manger du fruit de l'arbre, et pourtant, au lieu de se reconnaître responsable de notre faute, nous avons préféré rejeter la faute sur les autres ; l'homme sur la femme, la femme sur le serpent...

Assumons nos fautes, reconnaissons nos offenses, non seulement envers Dieu, mais aussi envers nos frères. L'immense dignité de l'homme et l'infinie pureté de notre Créateur font que nos manquement ont une portée que l'on peut qualifier d'imprescriptible... et pourtant le pardon est encore et toujours possible.

L'Amour est pardon nous dit Paul. Et Dieu nous aime !.......

Commentaires

Il arrive aussi qu'on a été gravement blessé très jeune, et là on n'en a gardé aucun souvenir. Comment pardonner quand on ne sait pas ce qui nous est arrivé? On se rend bien compte qu'on va mal, mais on ne sait pas pourquoi. Là, il ne reste plus que la prière et le travail sur soi, avec l'aide de professionnels si possible.

Écrit par : Lilou | 30/09/2011

Je pense que ce sujet n'a pas été suffisamment travaillé par l'auteur de ce blog. Jacques DERRIDA, en fait, exprime une incohérence entre deux termes absolument contradictoires. Pardonner à qui et pourquoi dans ces conditions? A réfléchir plus avant.
Personnellement, je pense que, même les causes les pires, les plus inhumaines, peuvent trouver une explication, une origine, et pourquoi pas, un pardon ultime.

Écrit par : Lilou | 30/09/2011

Je n'ai effectivement pas travaillé le sujet du paradoxe de Derrida... et après quelques recherches sur la toile, j'avoue que ses propos me semblent un peu obscurs... Pour ma part, son nom apparaissait dans le résumé du livre et ce Monsieur Derrida n'était pas l'objet du propos.

Je partage tout à fait le commentaire de Lilou qui voit la possibilité d'un pardon ultime. C'est ce que j'essayais de faire passer en disant qu'après l'imprescriptible, le pardon est encore possible. L'ultime impardonnable ne pourrait correspondre qu'au péché fait à l'Esprit Saint pour citer la bible. C'est le seul que Dieu ne pourrait pardonner car, à mon sens, c'est un péché fait en toute connaissance de cause et en toute conscience contre Dieu lui-même...
Mais c'est là de la théorie car je n'ai aucune connaissance d'avoir jamais rencontré un tel cas de figure. Dans notre condition d'hommes, nous n'avons jamais pleine conscience et connaissance des tenants et des aboutissements de nos actes.

C'est pourquoi, je pense que nous avons, pour l'instant et jusqu'à notre rencontre avec l'au-delà, toujours la possibilité du pardon, et donc de l'union à Dieu.

Écrit par : l'auteur du blog | 07/10/2011

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