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06/06/2011

Acédie et Agapé (réflexion)

Pour faire suite au sujet lancé le 20 avril dernier...

J'aime bien cette idée selon laquelle Acédie et Agapé viendraient tous deux d'en haut, selon laquelle il ne pourrait se concevoir un Amour indemne de souffrance dans ce monde.

Nous ne connaissons pas encore l'Amour pur de Dieu, cette communion totale et totalement confiante. Dès que nous aimons, de suite, se glisse le doute, l'acédie qui est alors comme un remède à ne pas oublier notre condition humaine, notre condition d'hommes pécheurs. Et c'est là que j'y vois la marque de l'Amour.

Si nous oublions notre condition de pécheurs, nous pourrions nous prendre pour Dieu, croire que nous sommes capables de nous hisser jusqu'à la condition Divine. Or, non. Dieu peut nous y faire accéder. Par la grâce, nous pouvons recevoir notre Salut de Jésus et le faire se répandre par toute la terre. Mais, aussi gratifiant que puisse être l'Amour, il ne nous faut pas oublier que nous sommes pécheurs. Non pas pour être rabaissés devant la toute Puissance de Dieu (Il nous veut grands !), mais pour que la Puissance de Son Amour en Jésus-Christ puisse produire pleinement son effet de Salut.

Nous sommes pécheurs ET nous sommes sauvés. Nous retrouvons les deux pôles, Acédie et Agapé.

Et comme dirait Saint Paul : des deux, l'Agapé est le plus grand, car lui seul subsistera dans l'éternité.

Commentaires

Au fond, je me demande si l'acédie et l'agapé ne seraient pas comme respectivement le pessimisme et l'optimisme. Soit regarder le verre à moitié vide, soit regarder le verre à moitié plein. Alors, si on regarde le verre à moitié plein et qu'on a confiance en l'avenir, tout va mieux.

Écrit par : Lilou | 08/06/2011

Je me demande si l'acédie n'est pas plutôt le problème d'un égoïste qui préfère penser à lui plutôt qu'à Dieu où à son prochain.

Écrit par : Lilou | 08/06/2011

Pour commenter agapè et acédie et aussi le corps temple de l'Esprit dont les commentaires sont a présents fermés. Voici le testament de St François d'Assise:
« À l’âme qui sait lire dans la mienne et qui en comprend les bonheurs et les douleurs, je veux confier ces mots : À l’aube de mon départ, au crépuscule du sentier que j’ai choisi, je puis enfin affirmer en toute paix que notre blessure en ce monde n’est ni dans la richesse, ni dans la pauvreté mais dans notre dépendance à l’un de ces deux états, dans le fait de se persuader que le Très Haut Seigneur a besoin des souffrances des créatures que nous sommes pour leur ouvrir la porte de Sa Lumière.
Notre blessure est enfin de croire qu’Il a Lui-même besoin de Se sacrifier sous la forme de Son Fils ou sous une forme humaine pour nous sauver.
Qui nous sauvera hormis nous-mêmes par la pureté de notre cœur ?
En vérité, le doux Seigneur m’a montré qu’il n’y avait pas de rachat à faire ni de sacrifice à perpétuer. En silence, Il m’a enseigné qu’il y avait juste à sortir de l’ignorance, de l’oubli… et à aimer. Aimer la vie sous toutes ses formes et par tous les moyens qui l’embellissent, aimer son Unité en toute chose et en tout être.
Puisse tout cela être dit un jour aux femmes comme aux hommes, puisse cela être dit et montré mieux que je n’ai su le faire, sans rien rejeter de l’Eau ni du Feu.
Mon vœu est qu’il n’y ait plus ni Église, ni prêtres, ni moines, ni rien de tout cela… Qu’il n’y ait plus que le Très Haut et nous car il appartient à chacun de Le rencontrer en lui-même…
Maintenant que le voile se déchire, je veux partir aussi nu que je suis venu au monde. Je ne parle pas de la naissance de mon corps mais de la vraie naissance de mon âme, du jour où elle a trouvé le courage de descendre plus totalement dans la chair pour s’offrir à l’Éternel, en Haut comme en Bas. »

Saint François d’Assise

Écrit par : partisan de philea | 18/06/2011

Le texte est effectivement très beau et à mon sens deux mots y occupent une place centrale, l'âme et l'amour, l'un parce qu'il est la quintessence de l'être humain l'autre parce qu'il est son pendant. Lorsqu'on évoque une personne c'est bien en termes d'amour qu'on en parle et c'est bien ce qu'il restera de notre passage sur terre..

Écrit par : RICHERT, Patrick | 11/09/2011

Les commentaires sont fermés.